Peut-on dynamiter Ethereum, comme Georges Soros a fait exploser la Banque d’Angleterre ?

Une théorie farfelue prend forme – Et s’il était possible de profiter des gas tokens pour rendre Ethereum inutilisable ? C’est la théorie avancée par l’entreprise crypto Amber Group, et elle semble plus que probable.

Notre avis sur Ethereum (ETH) »

Quand la solution devient un danger

C’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure confiture. En effet, il semblerait qu’une technique utilisée dans les années 90 par George Soros puisse nuire au réseau Ethereum.

C’est ce qu’avance Amber Group dans sa dernière publication. Ainsi, la faiblesse résiderait dans les fameux « gas tokens » destinés à désengorger le réseau.

Il y a quelques mois, en plein essor du prix du gas, des développeurs ont présenté une solution censée mitiger le problème : les gas tokens. Leur concept est simple : ces jetons permettent d’acheter du gas lorsque son prix est bas pour l’utiliser lorsque celui-ci devient trop important.

En pratique, ces jetons tirent parti du mécanisme de remboursement du stockage sur Ethereum. Lorsque des jetons sont créés, des données sont enregistrées dans le stockage du contrat. Lorsqu’ils sont détruits, cet espace est libéré.

De ce fait, il est possible d’acheter de l’espace lorsque le prix du gas est bas pour le récupérer plus tard lorsque le prix augmente. Parmi les gas tokens, nous pouvons citer le GasToken GST2 et le CHI.

Une boucle infernale

Entrons maintenant dans le vif du sujet et les problèmes que ces jetons peuvent poser.

Actuellement, le réseau Ethereum connaît une utilisation extrême de plus de 97 %. Celle-ci est principalement due à la folie qui entoure la finance décentralisée et le phénomène du yield farming

Dans ce climat, les gas tokens peuvent engendrer une boucle néfaste sur Ethereum :

« Comme les frais continuent d’augmenter, la demande de gas tokens augmente, ce qui pousse les prix à la hausse, ce qui crée à son tour plus de création de gas tokens. Le processus de création de la monnaie consomme plus d’espace sur les blocs … ce qui entraîne une augmentation des prix du gaz … et ainsi de suite. » Publication d’Amber Group

Cette boucle pourrait rendre le protocole Ethereum complètement inutilisable, car l’ensemble de l’espace disponible serait vampirisé par la création de gas tokens. Une situation qui prendrait un tout autre tournant si le prix de ces jetons venait à dévier d’un prix qualifié de « juste ».

« Comme les prix des gas tokens augmentent et s’éloignent de la ‘juste valeur’, n’importe qui peut frapper de nouveaux jetons pour les vendre à des prix plus élevés, ce qui, à son tour, pousse l’utilisation des blocs encore plus loin, faisant monter le prix de l’essence. » Publication d’Amber Group

Heureusement, il semblerait qu’en pratique, ce scénario catastrophe soit peu probable. L’arrivée imminente des solutions de scalabilité, à savoir Ethereum 2.0 et les solutions de seconde couche impliquerait un pari énorme de la part d’un acteur souhaitant tirer parti du mécanisme présenter précédemment. En effet, celui-ci devrait parier qu’il pourra tirer parti du mécanisme avant que ces solutions soient déployées, car une fois déployées, l’ensemble des gas tokens minés n’auront que peu d’intérêt.

Quoi qu’il en soit, cette technique rappelle celle de George Soros qui, dans les années 90, a acheté l’ensemble des livres britanniques, ce qui a conduit à les surévaluer. Par la suite, la banque d’Angleterre a été obligée d’acheter massivement des livres, entraînant une seconde surévaluation. Une fois que celle-ci a commencé à se dévaluer, Soros en a profité pour la vendre à découvert (short), et dégager une marge colossale.

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